L’hérédité a-t-elle un impact sur la probabilité de développer un cancer féminin ?


Si le cancer frappe de manière aléatoire, on sait aussi aujourd’hui que des liens existent, dans de faibles proportions toutefois, entre la maladie et l’hérédité. En généralisant, on pourrait dire que 5 % des cancers sont héréditaires. Qu’en est-il des cancers dits « féminins » ? Petit point sur la question des prédispositions génétiques dans le développement des cancers féminins.

​​​​​​​​​​​​​​​Trois choses à préciser au niveau du cancer et de son hérédité :

1. Si un test d’oncogénétique (la spécialité médicale qui étudie le lien entre hérédité et cancer) détecte chez vous une anomalie génétique, cela signifie non pas que vous êtes certaine de développer ce cancer, mais que cette probabilité est plus élevée chez vous que pour le reste de la population.   

2. Si ce test ne révèle aucune anomalie génétique, cela signifie pas non plus que votre risque de développer ce cancer est nul chez vous mais bien qu’il sera identique au reste de la population.

3.  Les facteurs de risque de cancer sont multiples (l’âge, le mode de vie, certains agents chimiques, l’environnement…). Il n’y a donc jamais de déclencheur unique du cancer du sein ou d’un autre cancer féminin. De plus, une « hérédité » transmet le risque de développer un cancer, pas le cancer lui-même. 

Tous les cancers ne sont pas égaux devant l’hérédité

Le taux de prédisposition génétique varie d’un cancer à l’autre. Ainsi, par exemple, le cancer de l’ovaire est le plus héréditaire avec 15 % des victimes atteintes. Votre risque de contracter un cancer du sein si un proche en a été victime, augmente, lui, de 5 %. Il en va de même pour le cancer de l’utérus.

Quand la question du cancer héréditaire se pose-t-elle ?  

Elle ne se pose pas forcément si plusieurs cancers surviennent dans votre famille. Car le cancer peut, dans certains cas, être induit par un mode de vie transmis de génération en génération et ayant un impact négatif sur vos risques de développer un cancer. On vous le rappelle, un mode de vie sain​ avec une bonne alimentation influence positivement ces risques. L’inverse est vrai aussi. Dans une telle configuration, il n’est pas sûr qu’un dépistage génétique soit approprié.  

En revanche, la question se pose si plusieurs personnes dans votre famille ont été atteintes d’un même cancer, comme le cancer du sein.  En d’autres termes, si votre sœur, votre mère et sa mère ont développé un cancer du sein avant la ménopause, on peut soupçonner une prédisposition héréditaire. Et un dépistage génétique peut être envisagé pour révéler, le cas échéant, chez vous aussi une anomalie génétique susceptible de se transmettre à votre descendance. Mais cela ne va pas non plus forcément de soi. En effet, chaque enfant dont un parent est porteur d’une prédisposition héréditaire a 50 % de risques d’hériter de la prédisposition. Et donc autant de chances d’y échapper…

Quelles mutations génétiques induisent un risque supérieur de cancer du sein ? 

Les chercheurs ont identifié plus de 400 gènes dont la mutation peut induire un risque accru de cancer. Certains d’entre eux, une fois mutés, favorisent l’apparition d’un cancer du sein. Elles portent souvent sur les gènes BRCA1 (BReast Cancer 1 : gène 1 du cancer du sein) et le BRCA 2 (gène 2 du cancer du sein). Être porteur d’un de ces gènes mutés augmente le risque de développer un cancer du sein et de l’ovaire. Cette augmentation multiplierait par 4 ou 5 le risque de cancer par rapport au reste de la population. Un troisième gène de prédisposition au cancer est le PALB2. Les femmes porteuses de cette mutation dans PALB2 auraient 8 à 9 fois plus de risques de développer un cancer du sein si elles ont moins de 40 ans. Les risques seraient 6 à 8 fois plus élevés pour les femmes porteuses de 40 à 60 ans et 5 fois plus élevés si elles ont plus de 60 ans. Les hommes ne seraient pas épargnés : s’ils sont porteurs d’une mutation dans PALB2, leur risque de cancer du sein serait 8 fois supérieur à celui du reste de la population. 

 

"Une hérédité transmet le risque de développer un cancer, pas le cancer lui-même."

​​Comment un gène muté favorise-t-il l’apparition d’un cancer ? 

  • Certains gènes ont pour rôle de contrôler la prolifération cellulaire. Ce sont les gènes « suppresseurs de tumeurs ». S’ils sont altérés, la prolifération cellulaire devient anarchique. 
  • D’autres gènes stimulent la multiplication des cellules (ce sont des gènes proto-oncogènes). S’ils deviennent hyperactifs en mutant, les cellules se multiplient de manière incontrôlée. Ceux-ci sont rarement en cause dans les prédispositions héréditaires au cancer.
  • ​Enfin, des gènes réparent d’autres gènes et s’ils ne sont plus fonctionnels, les mutations qui surviennent sur d’autres gènes (comme le gène BRCA1 impliqué dans les cancers du sein) ne sont plus réparées. 

Comment se déroule une analyse génétique ? 

Il convient de toute façon d’en discuter d’abord avec votre médecin. Il décidera si un test génétique s’impose. Si oui, un échantillon de sang sera prélevé pour être analysé. Cette analyse est longue (plusieurs semaines) et coûteuse mais avec les bons documents et codes, l’INAMI intervient pour la quasi-totalité. Il ne devrait pas vous en coûter plus de 10 euros. 

Une mutation est détectée ? Il faut alors en discuter avec votre oncologue pour savoir si vous vous limitez à un suivi régulier ou si vous optez pour une ablation préventive. Aucune des solutions n’offre toutefois de garantie absolue de guérison. Il faut donc bien se faire accompagner. 

D'autres mesures préventives

Si vous êtes de celles qui aiment prévenir, sachez que vous pouvez mettre en place une prévention financière via une assurance spécifique​. Même si vous êtes porteuse d’une mutation génétique. Autant vous renseigner et être, sur ce plan-là aussi, bien prévoyante.                  

L’équipe rédactionnelle VIVAY

Août 2018 ​

 

 

Cet article est purement informatif. Il ne remplace jamais les indications données par votre médecin ni une consultation médicale. Face au cancer, votre équipe médicale est votre meilleure alliée.

Il est évident que l’information sur l’hérédité ne vous sera jamais demandée, ni stockée ou exploitée par AG Insurance. Vous ne pouvez même pas les communiquer à votre assureur. 

Cette publicité est relative à l’Assurance Femina, une assurance maladie vie entière de la branche 2. Cette assurance, développée par AG Insurance et commercialisée, le cas échéant, par votre intermédiaire, prévoit en cas de diagnostic d’un des cancers suivants à partir du stade T1 : cancer du sein, des ovaires, des trompes de Fallope, de l’utérus ou du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, le versement d’un montant unique pour couvrir certains frais qui rendent plus supportable votre combat contre le cancer. Cette assurance est soumise au droit belge. Des exclusions, limitations et conditions quant au risque assuré sont prévues. Ainsi par exemple sont exclus, la présence de tumeurs invasives dans d’autres parties du corps que les organes génitaux ou les seins, même si elles sont la cause d’un de ces cancers; les tumeurs bénignes et non invasives, lésions non invasives sur les organes génitaux féminins ou les seins, à l’exception de lésions DCIS et LCIS dans la mesure où elles entraînent une ablation totale du sein ou une chirurgie conservatrice avec ablation de la tumeur, suivie par de la radiothérapie; les opérations et traitements préventifs y compris l’ablation préventive. Avant la souscription du produit, il est nécessaire de prendre connaissance des conditions générales​​ et du document d'information sur le produit d'assurance​. Vous pouvez toujours demander une offre de contrat incluant un calcul de prime sur www.vivay.be

Les plaintes peuvent être introduites auprès d’AG Insurance sa, Service de Gestion des Plaintes, bd. E. Jacqmain 53 à B-1000 Bruxelles ou via email : customercomplaints@aginsurance.be​ (Tél.: +32 (0)2 664 02 00).  Si la solution proposée par AG Insurance ne vous donne pas satisfaction, vous pouvez soumettre votre plainte à l'Ombudsman des Assurances (info@ombudsman.as ​- tél. +32 (0)2 547 58 71 – Fax +32 (0)2 547 59 75), Square de Meeûs 35 à B-1000 Bruxelles, www.ombudsman.as​.

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